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Musculation

Championnat de France de Musculation : Jean-Pierre DOLOT séduit par l’ambiance et la compétition

À l’occasion du Championnat de France de Musculation 2026 qui se déroulera le 17 octobre prochain à Fontenay-sous-Bois, Jean-Pierre DOLOT, trésorier du CHM – Plouhinec Pointe du Raz, entraîneur, arbitre national d’haltérophilie et juge national en musculation, revient sur sa découverte de la compétition. Habitué à l’univers de l’haltérophilie, il raconte une expérience marquée par l’ambiance festive, l’engagement des athlètes et partage son regard sur le développement de la musculation compétitive au sein des clubs.

Jean-Pierre, pouvez-vous vous présenter en quelques mots et revenir brièvement sur votre parcours ?

Dès 1984, j’ai fait mes premiers pas en haltérophilie, et c’est en 1989 que j’ai débuté mon expérience d’entraîneur. Le CHM Plouhinec Pointe du Raz a été fondé en 1994, et je suis à l’origine de son existence. Actuellement, je suis le trésorier du club, mais je suis aussi entraîneur, arbitre national de l’haltérophilie et juge national en musculation.

Vous êtes historiquement davantage issu de l’haltérophilie. Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer au Championnat de France de musculation en tant qu’arbitre ?

Il est exact que par le passé, notre approche était principalement axée sur l’haltérophilie, avec des résultats exceptionnels, mais très rapidement le club a commencé à se tourner vers la musculation. Sur les 512 licenciés du club pour la saison 2025-2026, 95% sont des adeptes de musculation. Les Muscu challenges ont ouvert la voie à la compétition de musculation, et comme le club avait besoin d’un arbitre, j’ai tout simplement répondu présent. En plus, le faire lors des Championnats de France était vraiment extraordinaire.

Avant d’y participer, quelle image aviez-vous de cette compétition ? Votre perception a-t-elle évolué une fois sur place ?

J’avais une expérience limitée dans l’arbitrage de compétitions de musculation, et celle-ci se sont déroulées au sein du club. Donc, je ne m’attendais pas du tout à cette découverte. La compétition s’est déroulée dans une ambiance incroyable, avec un déroulé très ludique et des athlètes très chaleureux, et pour certains comme pour moi, c’était la première fois qu’ils participaient à une finale nationale en musculation. La rigueur a été omniprésente tout au long de la compétition comme il se doit, mais bizarrement l’ambiance n’était pas la même qu’en haltérophilie, la bonne humeur était présente partout. L’animation au micro est responsable de cet état de fait. C’était sensationnel !

 

Championnat de France de Musculation 2025 à Fontenay-sous-Bois (Crédit photo : FFHM)

 

Qu’est-ce qui vous a le plus intéressé ou surpris lors de votre première expérience sur le Championnat de France de musculation ?

Ce qui m’a le plus surpris, c’est l’ambiance festive que cette organisation dégage. En compétition d’haltérophilie, c’est comme si tout était statique, avec les arbitres en costume sombre, ce qui donne à ces événements un côté austère, ce qui est loin d’être le cas dans les compétitions de musculation. Les tenues sont colorées et disparates, mais surtout lors du passage des athlètes, le silence ne s’installe pas. C’est la fête de la musculation.

Comment avez-vous vécu la dernière édition ? Y a-t-il un moment, une performance ou une rencontre qui vous a particulièrement marqué ?

Les performances que j’ai observées ce jour-là sont vraiment fascinantes. Je ne pensais pas à quel point cela pourrait être passionnant. Je me suis rendu compte que la musculation ne se limite pas à faire de l’exercice physique pour rester en bonne santé ; c’est un sport qui englobe beaucoup d’autres aspects. J’ai pris conscience que ces licenciés loisir étaient de véritables compétiteurs hors du commun, et qu’ils étaient résolus à se battre jusqu’au bout pour remporter le titre de champion de France.

 

Athlètes médaillées au Championnat de France de Musculation 2025 (Crédit photo : FFHM)

 

Avec votre expérience, quel regard portez-vous sur l’évolution et le potentiel du Championnat de France de musculation ?

Il est difficile de trouver les mots justes pour répondre à cette question. Dans notre société actuelle, la musculation est perçue soit comme un moyen de se rétablir en bonne santé, soit comme une quête du fameux « body summer ». Ceux qui recherchent la performance sportive s’orientent vers les salles de CrossFit. Si demain le projet fédéral et les clubs changent, et considèrent que la musculation n’est pas un « loisir », et ne pas le considérer comme un moyen de financer les clubs, peut-être que nous aurons une évolution des mentalités et que nous finirons par voir la musculation comme un sport de compétition. Il reste encore beaucoup de chemin à faire, car en examinant attentivement les résultats des Muscu Challenges, on constate que seulement 30 clubs participent. C’est peu, et ce n’est qu’une animation.

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