Nathalie GARET (Présidente de La Gauloise de Vaise) : « La performance féminine mérite reconnaissance et respect »
A l’aube d’une 11ème édition du Tournoi International Féminin de Lyon qui s’annonce électrique le samedi 14 février prochain, Nathalie GARET, Présidente du club organisateur de La Gauloise de Vaise, revient sur plus d’une décennie d’engagement au service de l’haltérophilie féminine. Arrivée au club en 1988 par l’intermédiaire de son conjoint haltérophile, Nathalie partage son regard sur l’évolution de la compétition, ses moments forts, sa ligne directrice pour en assurer un développement durable, la place centrale accordée à la promotion du sport féminin, ainsi que les perspectives à venir.
Nathalie, le 14 février prochain, le Tournoi International de Lyon vivra sa 11ème édition. Quel regard portez-vous sur l’évolution de la compétition depuis sa création ?
Quand nous avons lancé le Tournoi International de Lyon, l’ambition était claire : offrir une véritable vitrine à l’haltérophilie féminine dans un cadre convivial. 11 ans plus tard, je ressens beaucoup de fierté. La compétition a grandi, en niveau sportif bien sûr, mais aussi en notoriété, en crédibilité et en rayonnement international. Aujourd’hui, le tournoi est reconnu comme un rendez-vous incontournable, attendu par les athlètes, les entraîneurs et les passionnés. Cette évolution est le fruit d’un travail collectif et d’une conviction forte : le sport féminin mérite lumière et reconnaissance.
Quelle est votre ligne directrice en tant que présidente pour faire évoluer durablement cette compétition ?
Ma ligne directrice est simple : exigence, cohérence et sens. Exigence dans l’organisation et dans le niveau sportif, cohérence avec les valeurs portées depuis le début, et sens dans chaque décision prise. Je tiens à ce que le tournoi reste un événement à taille humaine, où la performance va de pair avec le respect, le partage et la transmission. La durabilité repose sur l’engagement des bénévoles, des partenaires et des institutions, la FFHM, la Ligue AURA, le Comité du Rhône, ainsi que sur une vision à long terme, fidèle à l’ADN du tournoi.
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10ème édition du Tournoi International Féminin de Lyon, février 2025 (Crédit photo : FFHM)
Quelle place accordez-vous à la promotion du sport féminin à travers le tournoi ?
Elle est centrale, fondatrice, presque militante. Le Tournoi International de Lyon est né d’une volonté forte : mettre en lumière les femmes dans un sport encore trop peu médiatisé. Au-delà de la compétition, nous voulons raconter des parcours, inspirer des jeunes filles et rappeler que la performance féminine mérite reconnaissance et respect.

Equipe de France, 10ème édition du Tournoi International Féminin de Lyon, février 2025 (Crédit photo : FFHM)
Quelles sont les prochaines étapes de développement pour le Tournoi International de Lyon ?
Les prochaines étapes s’inscrivent dans une logique de montée en qualité plus qu’en quantité. Nous souhaitons renforcer l’expérience des athlètes, structurer des temps d’échanges et de transmission, et développer des temps forts complémentaires, comme le colloque dédié à la performance au féminin. L’objectif est de consolider les partenariats et de faire du tournoi un lieu de partage et d’engagement.
S’il ne fallait retenir qu’une édition parmi ces onze années, laquelle vous a le plus marquée, et pourquoi ?
Si je devais n’en retenir une, ce serait sans hésiter la 6ème édition. C’est à ce moment-là que j’ai réellement senti que le tournoi changeait de dimension. L’accompagnement de la Ville de Lyon nous a permis d’investir dans un lieu plus grand, plus adapté, et surtout à la hauteur de nos ambitions. Avec le recul, je sais que c’est le véritable point de départ de la croissance du Tournoi International Féminin de Lyon.
Mais ce tournoi, c’est aussi une succession de moments forts qui m’ont profondément marquée. La 3ème édition, avec le retour d’Anaïs Michel sur les plateaux et son engagement en tant que marraine, restera une immense fierté. La 4ème édition marque l’arrivée d’une délégation italienne, grâce à la Ligue AURA d’Haltérophilie, et le virage international du tournoi. La 10ème édition fut un anniversaire chargé d’émotion. Enfin, cette 11ème édition, avec l’organisation du premier colloque dédié au sport féminin, apporte au tournoi une nouvelle dimension d’expertise.
Un message à transmettre aux compétitrices et au public à l’approche de cette 11ème édition ?
Aux compétitrices, je veux dire bravo et merci. Merci pour votre engagement, votre travail et votre détermination. Au public, je souhaite dire : venez nombreux, vibrez, soutenez et découvrez l’haltérophilie féminine au plus haut niveau. Cette 11ème édition s’annonce intense, engagée et riche en émotions.